La lutte contre le trafic international de drogue en Côte d’Ivoire connait un tournant majeur, avec le procès de deux ressortissants étrangers ce vendredi 20 février. Selon les premières informations dont nous disposons, ces deux ressortissants sont jugés pour une affaire de trafic international de cocaïne qu’ils avaient mis en place entre la Côte d’Ivoire et l’Algérie.
Un trafic international de drogue impliquant deux ressortissants étrangers démantelé. Ce vendredi 20 février 2026, se tient le procès de deux ressortissants étrangers, l’un malien et l’autre burkinabé, dans le cadre de la lutte contre le trafic international de drogue en Côte d’Ivoire. Selon les premières informations dont nous disposons, ces deux ressortissants étrangers faisaient transiter de la drogue, depuis la Côte d’Ivoire, pour fournir le marché algérien en cocaïne. Si jusque-là ils avaient réussi à passer les contrôles à l’aéroport, la chance ne leur sourira pas dans le courant du mois de novembre dernier. Lors d’un contrôle à l’aéroport, le ressortissant malien, âgé alors de 36 ans et aide-maçon dans la capitale algérienne, est interpellé après le scanner de sa valise.
Les policiers de l’aéroport découvrent 9 blocs de cannabis soigneusement cachés dans sa valise. Selon les informations fournies ce vendredi 20 février, les deux ressortissants étrangers auraient confirmé leur implication dans cette affaire de trafic de drogue : «Je connais les coins d’Anoumabo où l’on trouve la drogue, comme en bas du pont). Je lui vends un bloc à 23.000 FCFA qu’il revend en Algérie à 80.000 FCFA.», déclare l’un des accusés à la barre, selon les informations révélées par le journaliste Fernand Dedeh.
Poursuivis pour trafic de drogue international, les deux ressortissants risquent gros. Ce vendredi, le Procureur de la République a requis une peine de 10 ans de prison ferme à l’encontre de chacun des accusés, assorti d’une forte amende de 100 millions de FCFA. Le tribunal rendra son verdict dans cette affaire le 13 mars 2026, selon les informations dont nous disposons. Le ressortissant malien faisait la navette entre Abidjan et Alger pour fournir le marché algérien en cannabis. De son côté, le ressortissant burkinabé se chargeait lui de ravitailler le malien en drogue en Côte d’Ivoire, afin de faire tourner ce trafic international.






