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Tiémoko Assalé relance la polémique sur l’avenir du Sénat en Côte d’Ivoire

Tiémoko Assalé dresse un bilan peu reluisant du Sénat en Côte d’Ivoire, depuis l’instauration de cette Institution. Pour l’ancien député de Tiassalé, l’institution a lamentablement échoué dans la mise en œuvre de la politique de décentralisation du pays.

Tiémoko Assalé relance la polémique sur la nécessité de maintenir le Sénat en Côte d’Ivoire. Lors de l’adoption d’une nouvelle Constitution en 2016, la Côte d’Ivoire a renforcé son régime parlementaire avec l’instauration d’une nouvelle chambre, le Sénat. Conformément à la Constitution ivoirienne, un tier des sénateurs sont nommés par le Chef de l’Etat, tandis que les autres sont élus lors des élections sénatoriales. Pour l’ancien député de Tiassalé, l’institution n’a pas véritablement rempli certaines missions qui lui sont assignées : «Au-delà du vote mécanique des projets de loi après leur passage à l’Assemblée nationale, le Sénat a pour mission de représenter les collectivités et les Ivoiriens de l’étranger.

Or, depuis sa mise en place jusqu’à ce jour, il n’a, sauf erreur de ma part, pris aucune initiative au bénéfice des collectivités. Aucune proposition de loi, aucune initiative pour traiter les problématiques liées aux collectivités, aucune mission auprès des mairies ; il ignore même que, depuis 2024, l’État reverse difficilement la totalité des crédits notifiés aux élus au titre des quotes-parts d’impôts d’un exercice à l’autre. Bref, le Sénat n’a strictement rien apporté à la politique de décentralisation dans notre pays.

Mais gardons espoir : peut‑être que, dans les mois à venir, il proposera une révolution qui étonnera le monde.», a révélé l’ancien député ivoirien. Depuis son instauration, le Sénat est majoritairement contrôlé par le pouvoir en place, à savoir le RHDP. A ce jour, les deux présidents que cette institution ait connue en Côte d’Ivoire depuis son existence sont issus du RHDP, l’ancien premier ministre Ahoussou Jeannot et l’ex-ministre de l’éducation nationale Kandia Camara. Une fois adopté au parlement, les projets de loi en Côte d’Ivoire sont ensuite soumis au Sénat ivoirien avant leur adoption définitive.

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