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Orpaillage clandestin : un réseau de trafic d’enfants démantelé en Côte d’Ivoire

Dans le cadre de la lutte contre l’orpaillage clandestin, un réseau de trafic d’enfants a été mis à nu par les forces de police en Côte d’Ivoire. Ce réseau était chargé de recruter des enfants pour les convoyer à travers plusieurs villes, jusqu’au Mali, où ils étaient censés travailler sur des sites d’orpaillage.

Un réseau d’orpaillage clandestin vient d’être mis à nu par les autorités ivoiriennes une nouvelle fois. La particularité de ce réseau d’orpaillage illégal, le recrutement depuis la Côte d’Ivoire de mineurs pour les convoyer ensuite vers le Mali, en vue de travailler sur des sites d’orpaillage. La première alerte sur ce réseau est émise par la BRI Gagnoa qui, suite à une alerte des agents du ministère de la famille, de la femme et de l’enfant, interpellent six enfants âgés de 11 à 17 ans dans une gare routière : «À Gagnoa, tout commence par une scène presque ordinaire. Six enfants, âgés de 11 à 17 ans, sont repérés à la gare UTB. Ils affirment vouloir se rendre à Yamoussoukro. En apparence, un voyage banal. Mais leurs regards trahissent autre chose : hésitation, nervosité, incohérences dans les réponses. Des agents du ministère en charge de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, présents sur les lieux, pressentent le danger. Ils alertent immédiatement le commissariat du 2ᵉ arrondissement de Gagnoa.

Le procureur est saisi sans délai. Une enquête approfondie est ouverte…Lors des premières écoutes , les enfants expliquent avoir été recrutés par un jeune commerçant de 20 ans, résident à Nakadougou (Ouragahio), identifié sous les initiales D. Z. Rapidement interpellé, il affirme qu’il s’agit simplement de travaux champêtres à Yamoussoukro…Les enquêteurs approfondissent leurs investigations. Une autre piste apparaît. La destination finale ne serait pas Yamoussoukro. Sous la pression des éléments recueillis, D. Z. évoque un trajet plus long. Au-delà des frontières. Le Mali. Un nom est cité : celui d’un homme basé au Mali, présumé commanditaire. À ce stade, les enquêteurs comprennent que le jeune recruteur n’est qu’un maillon d’une organisation plus vaste. Les enfants ne sont pas attendus pour un simple travail saisonnier.», rapporte Police secours dans son recit sur le trafic d’enfants caché sous cette affaire d’orpaillage clandestin.

Les enquêtes conduiront la police jusqu’à l’ultime piste avant de quitter le pays, la ville de Tingréla. C’est de cette ville que les enfants allaient rejoindre le Mali pour travailler sur des sites d’orpaillage : «L’opération, menée en parfaite coordination entre le Commissariat du 2eme arrondissement de Gagnoa, la BRI Gagnoa, la BRI Yamoussoukro, le commissariat de Tingrela , la Sous-direction de la lutte contre la traite des enfants de la Police Criminelle, a été suivie minute par minute par le Directeur de la Police Criminelle sous la coordination du DGPN le Général Kouyaté. Elle met au jour un vaste réseau de trafic illicite de migrants et de traite des personnes à des fins d’exploitation économique. Les principaux mis en cause ont été déférés devant le parquet du tribunal de première instance de Gagnoa. Les six enfants, quant à eux, ont été confiés aux services compétents pour leur protection et leur accompagnement.», lisons-nous dans le récit de Police Secours.

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