L’entretien entre Alassane Ouattara et Lansana Kouyaté ce jeudi 30 avril revêt une importante capitale. Cette entrevue entre les deux personnalités intervient dans un contexte d’insécurité grandissante dans les pays de l’AES, notamment au Mali ou les groupes armées ont récemment lancé des attaques d’envergure.
L’entretien entre Alassane Ouattara et Lansana Kouyaté est très attendu. Négociateur en chef CEDEAO/AES, l’ancien premier ministre guinéen rencontre ce jeudi 30 avril le président ivoirien au Palais de la Présidence. Pour l’heure, rien n’a filtré sur les raisons de cet entretien entre Alassane Ouattara et Lansana Kouyaté. Mais l’échange pourrait entre autres porter sur la situation sécuritaire dans la sous-région ouest africaine. Membres de la CEDEAO, le Mali, le Burkina et le Niger ont officiellement pris leurs distances avec l’organisation sous-régionale, en mettant en place leur propre organisation dénommée AES, alliance des états du Sahel.
Les modalités du retrait des trois pays de la zone CEDEAO doivent être encore définies dans les discussions. La rencontre de ce jeudi 30 avril avec le négociateur en chef CEDEAO/AES intervient dans un contexte d’insécurité majeure au sahel, notamment au Mali. Le week-end dernier, les groupes armées ont lancé une vaste offensive dans plusieurs villes et régions du Mali. La capitale Bamako, et la localité de Kati ont été touchés par les attaques armées coordonnées lancées par le FLA et le JNIM.
Le ministre malien de la défense Sadio Camara est par ailleurs décédé dans une attaque majeure qui a visé sa résidence. En Côte d’Ivoire, les autorités ont procédé à un renforcement du dispositif sécuritaire frontalier en renforçant la surveillance et le contrôle dans le nord frontalier. L’entretien entre Alassane Ouattara et Lansana Kouyaté pourrait donc porter sur la situation au Mali où l’incertitude demeure encore, malgré un calme apparent revenu dans la capitale Bamako. Interrogé sur une possible intervention au Mali, le porte-parole du gouvernement ivoirien a déclaré qu’aucune demande officielle n’a été formulée par la junte militaire.






