L’ex-premier ministre Ousmane Sonko a été élu ce mardi 26 mai à la tête de l’Assemblée Nationale en République du Sénégal. Démis de ses fonctions la semaine dernière, l’ancien chef de gouvernement refait surface au perchoir, suite à un fort soutien au sein du PASTEF au sein de l’Hémicycle sénégalais.
Ousmane Sonko prend la tête de l’Assemblée Nationale au Sénégal ce mardi 26 mai à l’issue d’un vote pour la désignation du nouveau président de ladite institution. Ce mardi, l’ancien premier ministre a été porté à la tête de l’hémicycle sénégalais par un fort soutien de députés au sein du PASTEF. Sur les 165 voix de l’hémicycle sénégalais, 135 voix se sont exprimés en faveur de l’ex-premier ministre. Ousmane Sonko est donc élu ce jour président de l’Assemblée Nationale, quelques jours seulement après sa destitution de son poste de premier ministre la semaine dernière. Cette élection de Sonko à la tête de l’hémicycle sénégalais confirme bel et bien la rupture entre Diomaye Faye et son ancien premier ministre. Le président sénégalais a de son côté procédé à la nomination d’un nouveau premier ministre en remplacement d’Ousmane Sonko destitué la semaine dernière.
L’économiste Al Aminou Lô a été nommé premier ministre et chef du gouvernement par Diomaye Faye après le limogeage d’Ousmane Sonko la semaine dernière. Si le PASTEF salue dans son ensemble l’élection de Sonko à l’Assemblée Nationale, certaines voix sénégalaises dénoncent un forcing et viol des institutions à travers cette élection à la tête de l’Assemblée Nationale. Pour ceux qui l’ignorent, Sonko avait rénoncé à son poste de député, cette fonction étant incompatible avec la fonction de membre de gouvernement au Sénégal. Pour l’ancien député Babacar Gaye, les regards sont désormais tournés vers le président de la République et le Conseil Constitutionnel : «la Loi organique 2025-11 du 18 Août 2025 est entrée en vigueur le 27 août 2025.
Mais Ousmane sonko qui a déposé sa lettre de démission en bonne et due forme depuis le 2 décembre 2024 pour l’avoir déclaré devant tous les médias, ne peut s’en prévaloir au nom du principe de la non rétroactivité de la “loi (qui) ne dispose que pour l’avenir, elle n’a point d’effet rétroactif ». Cette loi ne peut bénéficier qu’aux députés en fonction à la date de son entrée en vigueur. Au demeurant, il est utile de préciser que la “Suspension de mandat” n’est mentionnée dans aucune des dispositions des lois précitées. “Dura Lex, Sed Lex”. Quid alors des conséquences du forcing que tente la majorité parlementaire ? Que fera le Président de la République, le Gardien de la Constitution, pour assurer le fonctionnement régulier des institutions ? Quelle sera la posture du Conseil Constitutionnel face à ce coup de force qui se prépare



