La dissolution de la commission électorale indépendante en Côte d’Ivoire ouvre de nouvelles voies de discussion entre le parti au pouvoir et l’opposition. La société civile devrait également être associée aux futures discussions autour de la mise en place de la nouvelle structure chargée d’organiser les élections en Côte d’Ivoire. Pour Yasmina Ouégnin, la dissolution de la CEI évoque plus d’appréhensions que d’assurance.
La dissolution de la commission électorale indépendante en Côte d’Ivoire a suscité de nombreuses réactions politiques, notamment au sein de l’opposition. En dépit des nombreuses réformes que l’institution a connues ces dernières années, certaines figures de l’opposition ont toujours remis en question l’intégrité de la CEI. Lors du premier conseil des ministres du mois de mai, le gouvernement a annoncé la dissolution de la commission électorale. L’annonce a suscité diverses réactions au niveau de la classe politique ivoirienne. Directeur exécutif du RHDP, Cissé Bacongo a salué la décision de dissolution de la CEI en Côte d’Ivoire. Plusieurs opposants ont aussi salué cette décision. Anciennement député de la circonscription de Cocody, Yasmina Ouegnin a réagi à la récente dissolution de la CEI en Côte d’Ivoire.
Si visiblement cette décision était attendue par l’opposition, l’ancienne députée craint par-dessus-tout la mise en place d’un système qui sera désormais inféodé à l’exécutif : «L’Exécutif choisit simplement de se débarrasser de la CEI pour, dit-on, revenir à un système où ce serait lui ou un de ses démembrements qui organiserait les élections, nommerait les responsables, maîtriserait le fichier électoral et certifierait les résultats. Loin d’être une amélioration, ce serait un pis-aller. En effet, sans préjuger de l’architecture du futur mécanisme national de gestion des élections, le contexte politique de cette dissolution laisse tout observateur averti, augurer le pire.
Il est à craindre l’avènement d’une institution électorale dont les membres seraient plus que jamais assujettis, agissant uniquement sur instructions et dépendant totalement des ressources de l’Exécutif, donc contraints à loyauté envers leur mandant.», a déclaré Yasmina Ouegnin, cadre du PDCI RDA. Pour l’heure, les discussions au sein de la classe politique concernant le nouvel organe chargé des élections ivoiriennes, n’ont pas été lancées. Concernant la nouvelle mouture, plusieurs bruits circulent, notamment la mise en place d’une direction générale des élections qui serait placée sous tutelle du ministère de l’intérieur.






