Les inondations à Abidjan ont déjà fait des premières victimes en mai 2026. Selon le bulletin prévisionnel de la SODEXAM, le pic de la saison pluvieuse est attendu pour le mois de juin, une situation qui interpelle sur la nécessité de solutions techniques pour réduire les impacts et dégâts des inondations pendant la grande saison pluvieuse.
Les inondations à Abidjan en 2026 suscitent déjà une vive inquiétude, alors que le pic de la saison pluvieuse n’est pas encore atteint. En ce qui concerne le bilan humain, la toile est actuellement sous le choc après la disparition de deux personnes piégées dans les inondations à Abidjan, dans le quartier de Bingerville précisément, le 25 mai 2026. Deux disparitions avaient été signalées sur les réseaux sociaux. Ces dernières heures, l’on apprendra malheureusement que les corps des deux personnes disparues, un homme et une femme, ont été retrouvés. Au mois de juin, la pluie gagnera en intensité, selon les prévisions de la SODEXAM. Pour Ahou Don Mello, des solutions techniques s’imposent plus que jamais pour apporter une réponse concrète et claire aux inondations à Abidjan en 2026, et même pour les années à venir.
Sur le plan urbain, le gouvernement gagnerait à s’inspirer du modèle de la voie de contournement Y4, selon Ahou Don Mello : «L’exemple de la voie Y4, entre Angré et Saint-Viateur, prouve que des aménagements bien appuyés par une étude sérieuse avec des bureaux d’études de référence peuvent résoudre le problème. Cette route traverse aussi une vallée, mais elle n’a jamais été inondée grâce à un dimensionnement adapté des buses et des canaux. Pour la Palmeraie, l’urgence est double multiplier et calibrer les canalisations selon les volumes d’eau réels, en tenant compte de l’impact du changement climatique, et multiplier les barrages « écrêteurs » en amont pour réguler le flux. L’approche << ville éponge » fait son chemin : remplacer le tout-béton par des pavés perméables, des espaces végétalisés et des zones de stockage volontairement inondables (parcs, terrains de sport) pour soulager les quartiers habités.
Côté bâtiment : des fondations plus résistantes s’appuyant sur des études sérieuses», a déclaré dans un premier temps l’ancien vice-président du PPA CI. Sur le plan de la construction, Ahou Don Mello propose également des solutions permettant de protéger «les bâtiments contre les infiltrations et le gonflement des sols argileux : – Adjuvants hydrofuges dans la masse du béton : ces produits ajoutés lors du mélange obstruent les capillaires et empêchent la remontée d’eau, même sous pression.- Barrières chimiques par injection: pour les murs existants, on injecte une crème hydrofuge à la base du mur, créant une coupure capillaire durable sans démolition.». En anticipations aux inondations à Abidjan en 2026, le gouverneur du district a procédé aux déguerpissements de plusieurs zones à risques, notamment dans la commune de Cocody. Reste à savoir si cette solution sera efficace face au phénomène des inondations à Abidjan en 2026, une situation qui a déjà fait deux morts cette semaine.



