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Orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire : la SODECI alerte sur un risque de coupure d’eau

Mise à jour août 10, 2026 Par Vinceslas

L’orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire fait d’énormes ravages dans l’écosystème ivoirien. Sur le plan écologique, les conséquences pourraient entrainer des coupures d’eau au robinet pour des milliers de familles, selon une information transmise par la SODECI, la société ivoirienne chargée de la distribution d’eau.

L’orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire inquiète de plus en plus les ivoiriens. Aujourd’hui, plusieurs grands fleuves et cours d’eau ont complètement perdu leur éclat, en raison de l’orpaillage clandestin dans certaines localités. Si l’Etat ne lésine pas sur les moyens pour endiguer ce phénomène, l’orpaillage illégal continue malheureusement de prospérer dans plusieurs localités ivoiriennes. Société ivoirienne chargée de la distribution d’eau, la SODECI a par ailleurs tiré la sonnette d’alarme sur ce fléau. Selon la SODECI, des milliers de familles pourraient se retrouver privées d’eaux à cause des conséquences liées à l’orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire :

«Aujourd’hui, l’orpaillage clandestin et l’usage de produits toxiques comme le mercure détruisent nos rivières. Conséquence directe : des usines de traitement à l’arrêt et des coupures d’eau au robinet pour des milliers de familles. Si nous ne faisons rien aujourd’hui, que laisserons-nous aux enfants de demain ? Parles-en autour de toi. Sensibilise ta famille, tes amis et ton village.», déclare la SODECI dans son message de sensibilisation sur ce fléau.

Lors du dernier conseil des ministres avant la célébration de l’indépendance, le porte-parole du gouvernement a déploré certaines complicités internes, notamment au niveau des chefferies. Selon les déclarations d’Amadou Coulibaly, des chefs de localité seraient impliqués dans l’attribution de sites aux orpailleurs clandestins en Côte d’Ivoire : «Aucun orpailleur clandestin ne s’installe dans un village sans l’autorisation du chef de terre, du chef de village.

Aujourd’hui, dans presque toutes nos localités, il y a des mutuelles de développement dans lesquelles se retrouvent les cadres de ces localités. Elles ont la possibilité de parler à leur chef. Oui, il y a une complicité, mais de chacune et de chacun de nous. C’est toute la population qui doit prendre la mesure de ce problème-là. L’État fait ce qu’il peut.

Le Conseil a donné les chiffres de tous les sites d’orpaillage qui ont été démantelés. Il y a une lutte qui se fait. Il y a une brigade spéciale qui a été mise sur pied. Aujourd’hui, c’est plus d’un millier de personnes qui ont été arrêtées et emprisonnées dans le cadre de l’orpaillage.», a fait savoir le porte-parole du gouvernement. Outre les actions de répression déjà engagées sur le terrain, le gouvernement prévoit d’aller plus loin dans la lutte contre l’orpaillage clandestin en Côte d’Ivoire.

Selon le porte-parole du gouvernement, des chefs de villages pourraient se retrouver sur le coup de la loi, dans le cadre de la lutte contre l’orpaillage illégal : «Le Conseil national de sécurité a été clair, la loi sera appliquée. Donc il peut y avoir des gens, fussent-ils chefs de village, qui vont se retrouver sous le coup de la loi. Il en est de même des personnels de l’administration qui seraient complices de ce fléau.», a souligné Amadou Coulibaly.