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Mise à jour août 12, 2026 Par Vinceslas
La vidéo-verbalisation en Côte d’Ivoire est un puissant outil dans la lutte contre l’incivisme routier. Malheureusement, de nombreux automobilistes tentent de contourner le système pour échapper aux amendes, même en cas d’excès de vitesse. Certains roulent avec des plaques d’immatriculation frauduleuses ou non inscrites dans les bases de données du ministère des Transports (plaques WW). Face à cette situation, le ministère des Transports a engagé plusieurs actions sur le terrain pour lutter contre cette prolification des plaques d’immatriculation frauduleuses.
Les forces de sécurités sont par ailleurs pleinement impliquées dans les actions sur le terrain. Pour échapper à la vidéo-verbalisation en Côte d’Ivoire, un élu local aurait contrefait la plaque d’immatriculation de son véhicule. L’information a été rendue publique ce mercredi 12 août sur la page de la direction générale des transports terrestres et de la circulation :
«L’attention des services de la DGTTC a été attirée lors d’une opération de vidéo-verbalisation sur l’utilisation d’une immatriculation manipulée. Le détenteur du véhicule régulièrement immatriculé AA-743-JH-01 a transformé la lettre J de la plaque d’immatriculation en D pour brouiller les pistes et échapper ainsi au système de transport intelligent. Les images permettent de voir » l’ingéniosité » de l’acte posé. Avec l’appui des forces de l’ordre, le véhicule a été appréhendé par la gendarmerie nationale ce matin et mis en fourrière pour nécessité d’enquête.», lisons-nous sur la page du DGTTC.
Après contrôle des amendes, l’on apprend que le véhicule de l’élu local cité cumulait 806 000 FCFA d’amendes routières. La modification de la plaque d’immatriculation visait justement à éviter les radars et contrôles intelligents initiés par le ministère des Transports. Après la mise en fourrière du véhicule pour nécessité d’enquête, la DGTTC envisage d’aller plus loin. L’instance annonce qu’elle saisira la hiérarchie de l’élu local concerné pour avoir une suite à ce cas de flagrant délit de fraude à l’immatriculation :
«Les premières informations sur le détenteur du véhicule révèlent qu’il serait un élu local et Directeur central dans l’administration publique. Il cumule 806.000 FCFA d’amende. La problématique soulevée est la suivante : si à ce niveau de responsabilité dans la société on a du mal à respecter les règles, qu’est ce qu’on doit attendre de l’usager ou du citoyen lambda ?…Nous allons saisir les différentes hiérarchies du concerné et suivre le traitement de ce dossier. Les séances de travail seules ne suffisent plus.», conclut la DGTTC sur sa page.