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Déguerpissements à Abidjan : Amnesty International appelle à garantir les droits humains

Les déguerpissements à Abidjan ont repris de plus belle depuis quelques jours. Dans les communes de Cocody et Port-Bouët, plusieurs habitations ont reçu la visite des bulldozers. Dans une première réaction, l’ONG Amnesty International Côte d’Ivoire a invité les autorités ivoiriennes à garantir les droits humains dans ces opérations.

Les déguerpissements à Abidjan en 2026 ciblent plusieurs quartiers précaires. Dans la commune de Cocody, de nombreuses habitations jugées comme des zones à risques ont été déguerpies par les autorités, en anticipation à la grande saison pluvieuse. Cette année, les prévisions météorologiques annoncent des précipitations plus importantes en Côte d’Ivoire. Dans la capitale économique ivoirienne, les précipitations s’annoncent très importantes dans le courant du mois de juin, selon les informations de la SODEXAM.

Dans le souci donc de préserver éventuellement les vies humaines, les opérations de déguerpissements à Abidjan ont repris depuis quelques jours. Dans la commune de Port-Bouët, le quartier vridi 3 communément appelé Zimbabwe a été déguerpi, un déguerpissement qui impacterait plus de 40 000 personnes selon la municipalité. Dans une première réaction, Amnesty International Côte d’Ivoire invite les autorités à garantir les droits humains. Plusieurs doléances ont été soulevées par l’ONG des droits de l’homme face à ces opérations de déguerpissements au sein de la capitale économique ivoirienne :

«Quelle que soit la raison des expulsions, ils doivent :

✔️

Être consultés et recevoir un préavis adéquat et raisonnable avant les démolitions

✔️Recevoir une indemnisation équitable avant les démolitions

✔️Recevoir une proposition de relogement adéquat si nécessaire.

Des opérations de démolition de quartiers et de déguerpissement de leurs habitant.e.s sont menées à Abidjan sur des sites considérés comme à risque d’inondation.

Nous appelons les autorités à respecter leurs obligations en matière de droits humains.».

Si le district intensifie les opérations de déguerpissements de plusieurs quartiers à Abidjan, la question d’une éventuellement indemnisation des familles déguerpies n’est pour l’heure pas encore évoquée, du moins dans les communiqués officiels émis par le district d’Abidjan.