Mise à jour août 1, 2026 Par Vinceslas
Le PPA CI a réagi ce samedi 1er à la hausse des prix des produits pétroliers en Côte d’Ivoire. Les prix à la pompe pour le super et le gasoil ont respectivement connu une hausse de 25 FCFA en Côte d’Ivoire pour le mois d’août. Pour le parti de Laurent Gbagbo, cette augmentation pourrait sérieusement impacter le pouvoir d’achat des ivoiriens.
Le PPA CI appelle à une suspension de la hausse des prix des produits pétroliers en Côte d’Ivoire ce 1er août. Dans la soirée du vendredi, le gouvernement ivoirien, à travers le ministère du pétrole, rendait public les coûts des produits pétroliers, pour la période du 1er au 31 août 2026. Selon les nouvelles dispositions mises en place, les automobilistes en Côte d’Ivoire devront dépenser un peu plus pour le litre à la pompe, pour le gasoil comme pour le super. Avec la nouvelle hausse du prix du carburant, le super passe à 905 FCFA le litre, tandis que le gasoil, principalement utilisé dans les transports en commun, passe de 700 à 725 FCFA. A travers un communiqué publié ce 1er août, le PPA CI a déploré cette hausse des prix du carburant en Côte d’Ivoire :
«Le PPA-CI, à travers le Commissariat général du Pacte social chargé du pouvoir d’achat, exprime sa profonde préoccupation face à la nouvelle hausse des prix des produits pétroliers entrée en vigueur le 1er août 2026. En trois mois seulement, le litre de super est passé de 820 FCFA à 905 FCFA (+85 FCFA) et le gasoil de 655 FCFA à 705 FCFA (+50 FCFA), sans aucune mesure d’accompagnement en faveur des ménages.», a déclaré le parti de Laurent Gbagbo, après la hausse inédite des coûts des produits pétroliers en Côte d’Ivoire. Pour le parti des peuples africains, les nouveaux tarifs entrés en vigueur ce 1er août vont sérieusement impacter le pouvoir d’achat des ivoiriens : «Cette décision constitue une nouvelle pression sur le pouvoir d’achat des populations.
Le carburant étant un facteur essentiel de l’économie, son renchérissement entraîne mécaniquement une hausse des coûts du transport, de la production et des produits de première nécessité, aggravant ainsi les difficultés des Ivoiriens. Le PPA-CI rappelle que la protection du pouvoir d’achat relève de la responsabilité de l’État. La conjoncture internationale ne peut servir de justification permanente, d’autant que les baisses des cours mondiaux du pétrole ne sont que rarement répercutées à la pompe. Cette situation confirme la pertinence du Pacte social du PPA-CI, dont l’un des piliers propose des solutions concrètes pour lutter contre la vie chère: stabilisation des prix du carburant, transparence dans leur fixation, protection des ménages et soutien aux secteurs les plus exposés.», fait savoir le PPA CI ce samedi.
Plusieurs raisons expliquent la hausse des prix des produits pétroliers en Côte d’Ivoire. L’une des premières raisons reste le conflit entre l’Ukraine et la Russie. Avant ce conflit, le super et le gasoil étaient respectivement vendus à 615 FCFA le litre dans les stations d’essence en Côte d’Ivoire. Mais en 2022, l’invasion russe occasionnera une hausse des prix du carburant dans plusieurs pays africains. Malgré une politique mise en place pour freiner l’impact sur le consommateur ivoirien, le gouvernement ne sera pas en mesure de maintenir ses anciens tarifs de 615 FCFA le litre à la pompe. Les nombreuses subventions de l’Etat ivoirien ont toutefois permis aux automobilistes ivoiriens de ne pas trop sentir les effets de la hausse, notamment avec des prix relativement raisonnables, comparés à d’autres pays de la sous-région ouest africaine.
Alors que le conflit entre l’Ukraine et la Russie bat tout de l’aile, un nouveau conflit a éclaté en février 2026 au Moyen-Orient, avec la guerre entre les USA et l’IRAN. Les iraniens ont procédé à la fermeture du détroit d’Ormuz, l’un des passages clés pour environ 1 tiers de la production mondiale de pétrole. Les conséquences ne se sont pas faits attendre au niveau de l’Europe. Les prix à la pompe ont augmenté dans plusieurs pays européens suite au conflit USA IRAN. L’impact de cette crise atteint visiblement la Côte d’Ivoire, puisque les autorités ivoiriennes ont fixé désormais le prix du super à 905 FCFA, et celui du gasoil à 725 FCFA, dès ce 1er août 2026.
Appel à une suspension de la hausse
Dans son communiqué, le PPA CI a demandé une suspension de la hausse appliquée sur les prix des produits pétroliers en Côte d’Ivoire. Pour le parti de Laurent Gbagbo, c’est au prix de cette suspension que le pouvoir d’achat des ivoiriens pourrait être protégé : «..le PPA-CI demande la suspension de cette hausse, l’ouverture d’un dialogue sur les prix des produits pétroliers, la mise en place d’un mécanisme de lissage des prix, le gel temporaire des prix des produits de première nécessité et la publication transparente des éléments de calcul ayant conduit à cette révision tarifaire. Le pouvoir d’achat n’est pas un privilège. C’est un droit fondamental que l’État a le devoir de protéger.», lisons-nous dans le communiqué.
Si le PPA CI appelle à une suspension de la hausse des produits pétroliers, le parti de Laurent Gbagbo ne dispose pas suffisamment de marge de manœuvre pour inciter le gouvernement à ouvrir des discussions sur ce sujet. A titre de rappel, le PPA CI a refusé de prendre part aux dernières législatives en Côte d’Ivoire. Une présence au sein de l’hémicycle pour le PPA CI aurait probablement été plus bénéfique sur cette question de la hausse des prix des produits pétroliers. En siégeant à l’Assemblée Nationale, le PPA CI, outre l’appelle à la suspension de la hausse des prix des produits pétroliers, aurait été en mesure de convoquer le ministre des mines au sein du parlement pour un débat sur cette hausse des prix.

La transition vers les véhicules électriques
Avec cette nouvelle hausse des prix des produits pétroliers, les automobilistes devront réajuster leurs budgets en carburant. Face à un contexte économique mondial marqué par l’incertitude, la transition vers les véhicules électriques serait une solution à envisager au futur pour de nombreux automobilistes. Mais la progression du marché des véhicules électriques en Côte d’Ivoire reste encore faible. La multiplication des bornes de recharge rapide dans les stations d’essence pourrait très certainement accélérer le pas vers les véhicules électriques.






