Le refus de parrainage de certains festivals par Kevin Fiéni, président de Pro-Côte d’Ivoire avait laissé lieu à quelques spéculations. Le candidat non retenu pour la présidentielle d’octobre dernier revient sur les raisons de cette décision. Le moins que l’on puisse dire, les raisons évoquées pour justifier ce refus ont été partagées par de nombreux sympathisants de l’homme politique.
Le refus de parrainage de certains festivals par Kevin Fiéni n’est pas sans raisons. Depuis le début de l’année, la figure politique de l’opposition révèle avoir été sollicitée pour parrainer plusieurs évènements. Mais il a opposé un refus à ces nombreuses sollicitations dont il faisait l’objet. L’opposant ivoirien est revenu sur les raisons du refus de parrainage de certains festivals : «Depuis janvier 2026, j’ai reçu plus d’une vingtaine de demandes de parrainage de « festivals ». J’y ai opposé un refus systématique et assumé à la totalité des demandes. Pourquoi ? Dans ma réponse unique adressée à tous les demandeurs, j’ai posé deux exigences simples et non négociables :
1. Intégrer au programme au moins deux journées entières dédiées à l’entrepreneuriat, à la formation et au renforcement des compétences dans les corps de métier exercés par les populations locales.
2. Définir clairement l’objectif de développement poursuivi.
Le constat est accablant : à la seconde question, tous répondent invariablement qu’il s’agit « d’épanouir et de divertir les populations à travers leur culture, leur tradition et leur musique ». Aucun d’entre eux n’a jamais accepté la première exigence. Je dis bien, aucun. D’où mon refus, amiable mais ferme, à tous. Je le dis avec gravité : le retard de développement de l’Afrique est tel que nous n’avons plus le luxe de festoyer pour festoyer. Par ailleurs on peut, et il le faut, récompenser et encourager l’excellence.», a révélé la figure politique de l’opposition.
Pour le président de Pro-Côte d’Ivoire, la jeunesse ivoirienne doit prioriser l’entreprenariat dans toutes ses activités festives : «Promouvoir l’entrepreneuriat, la création, l’innovation et la formation n’est pas une option, c’est une nécessité absolue, un impératif vital. Je préfère, s’il le faut, m’endetter pour financer à coups de plusieurs millions des projets entrepreneuriaux, des coopératives, des formations, des créations et des études, plutôt que de donner ne serait-ce qu’un seul franc à des festivals sans aucun impact positif concret.
À force de ne faire que fêter, danser, boire et manger, que produirons-nous demain ? Une Côte d’Ivoire peuplée de spécialistes en organisation de festivals et de festivaliers professionnels ? Est-ce cela que nous voulons ? Or, ce dont la Nation a besoin, ce sont des entrepreneurs, des entreprises, des employeurs, des génies de l’innovation et de la création dans tous les domaines, capables de hisser notre pays au rang des puissances mondiales.», fait savoir le président de Pro-Côte d’Ivoire.






