La présidentielle 2030 en Côte d’Ivoire ne se fera certainement pas sans le RHDP, l’actuel parti au pouvoir. Après le mandat en cours du président Ouattara, le parti au pouvoir devrait désigner un successeur pour poursuivre les chantiers et les œuvres de développements enclenchés. Ministre de la jeunesse du gouvernement, Mamadou Touré a clairement fait savoir qu’il ne serait pas le candidat du RHDP en 2030.
Concernant la présidentielle 2030 en Côte d’Ivoire, Mamadou Touré a été on ne plus claire sur sa position. Le RHDP sera bel et bien présent à ce rendez-vous électoral tant attendu. S’il demeure le chef incontesté du parti présidentiel, Ouattara Alassane passera le flambeau à la prochaine élection présidentielle, à l’achèvement de son mandat, conformément à la Constitution Ivoirienne.
En ce qui concerne sa succession, le RHDP garde pour l’instant le mystère autour du successeur du président Ouattara à la présidentielle de 2030 en Côte d’Ivoire. Dans une récente déclaration, le ministre de la jeunesse a démenti sa candidature à la prochaine élection présidentielle, pour le compte du RHDP : «Je peux vous dire avec certitude que le candidat du RHDP en 2030 ne sera pas Mamadou Touré.
Et ce n’est pas une question d’âge ou de jeunesse, mais parce que Mamadou Touré estime qu’aujourd’hui, il n’a pas encore les ressorts nécessaires. Il ne faut pas chercher à occuper des responsabilités simplement pour occuper des responsabilités. Depuis 15 ans, Mamadou Touré a eu l’opportunité d’apprendre auprès du Président Ouattara.
Il y a 15 ou 20 ans, moi-même, Myss Belmonde Dogo, Jean-Louis Moulot et bien d’autres jeunes qui sont aujourd’hui auprès du Président, nous n’étions pas à ce niveau de responsabilité. C’est une question de vision et de projet. Mamadou Touré est fier, comme les autres camarades du parti, d’être dans cette belle équipe qui, depuis quelques années, participe aux côtés du Président Ouattara à la conduite du pays.», a fait savoir le ministre de la jeunesse en Côte d’Ivoire.
Mamadou Touré affirme par ailleurs qu’il accompagnera le choix politique du président Ouattara pour la présidentielle ivoirienne à venir prévue dans quatre ans : «En 2030, j’accompagnerai celui que le Président Ouattara désignera et qui sera, à ses yeux, le meilleur d’entre nous. Je ferai tout pour que cette personne remporte l’élection présidentielle de 2030, parce que le RHDP veut rester encore au pouvoir pendant 25 ans afin de consolider les actions de développement déjà engagées.», a poursuivi le ministre de la jeunesse.
Présidentielle 2030 avec le PPA et le PDCI ?
L’élection présidentielle de 2030 en Côte d’Ivoire marquera un tournant historique, puisqu’il s’agira d’une élection sans le président Ouattara Alassane, selon la Nouvelle Constitution. Le parti présidentiel, le RHDP, devra tout naturellement désigner un nouveau candidat pour aller à la conquête du pouvoir d’Etat dans les années à venir. Si le parti dispose de plusieurs profils pour cette lourde mission, aucun nom pour l’heure n’est mis en avant.
Au niveau de l’opposition ivoirienne, l’on pourrait assister à un come-back du PPA CI qui, en raison de l’invalidation de la candidature de Laurent Gbagbo, avait décliné toute participation au scrutin présidentiel de 2025. La question est de savoir si le parti décidera d’aller à cette élection sans Laurent Gbagbo, qui même en 2030, devrait être toujours privé de ses droits civiques, en raison de sa condamnation en Côte d’Ivoire.
Sauf situation exceptionnelle, la privation des droits civiques de l’ancien président ivoirien sera encore en vigueur en 2030, ce qui l’écarte d’office de la liste des éventuels candidats à la présidentielle de 2030. Concernant le PDCI RDA, la participation ne devrait normalement poser aucun problème, sauf si l’affaire Thiam est encore pendante devant la justice.
Le parti avait refusé toute participation officielle à la présidentielle de 2025, après l’invalidation de la candidature de Tidjane Thiam sur une décision de justice. Si des plans B ne sont pas envisagés de part et d’autres au sein de ces deux formations politiques, l’on pourrait se retrouver dans une impasse comme en 2025, une impasse qui déroulerait sans difficulté les portes du Palais présidentiel au RHDP, l’actuel parti au pouvoir.






