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Mise à jour août 21, 2026 Par Vinceslas
La prime des enseignants en Côte d’Ivoire avait fait l’objet d’un bras de fer l’année dernière, entre le ministère de l’éducation nationale et certains syndicats. Après plusieurs jours de grèves, les enseignants à travers leurs syndicats, sont revenus à la table des discussions, pour la question de la prime d’incitation. Si les discussions étaient constructives, les lignes ont très peu bougé depuis lors. Plus d’un an après la grève de 2025, toujours aucun décret relatif à la prime des enseignants en Côte d’Ivoire.
Face à cette situation, le Syres envisage d’engager une nouvelle fois l’épreuve de force avec les autorités : «La question qui taraude nos esprits est donc de savoir si nous devons toujours croire en cette lutte ou même espérer l’octroi de la prime. Et bien, la réponse à cette question se trouve en chaque enseignant et enseignante et même en tous ceux qui veulent la prime.
Personne ne viendra faire notre bonheur à notre place. Soit nous luttons ensemble avec force et vigueur pour gagner, soit nous attendons indéfiniment dans un attentisme béat et nous périssons dans notre misère. En conclusion, la prime ne nous sera pas octroyée sur un plateau d’argent.
Pour le Syres Côte d’Ivoire, notre organisation syndicale, membre de l’ISMENA/METFPA, il ne reste plus aucune autre alternative que de rappeler à nos autorités que nous restons attachés à notre revendication. Et si la grève est le seul moyen pour y parvenir, nous, membres du Syres Côte d’Ivoire, n’hésiterons pas à entrer en grève même si nous sommes seuls à y aller.», a fait savoir Arnaud Boka, le secrétaire général du syndicat d’enseignant.
Si la grève reste une option sur la table pour le Syres, le syndicat se dit toujours ouvert au processus de discussion lancé avec le gouvernement, dans le cadre de l’instauration de la prime d’incitation pour les enseignants en Côte d’Ivoire : «Toutefois, nous restons convaincus que nous ne serons jamais seuls. Les syndicats réunis au sein de l’ISMENA/METFPA partagent cet avis. Alors, la balle est encore dans le camp de nos autorités.
Soit elles nous la renvoient pour que nous puissions jouer, soit nous irons la chercher pour juste rappeler à tous que la prime d’incitation nous tient à cœur et qu’elle ne saurait être indéfiniment relevée aux calendes grecques.», a conclu le secrétaire général de la faitière. La rentrée scolaire 2026-2027 n’est donc pas à l’abri d’une nouvelle grève des enseignants qui depuis des années réclament une prime d’incitation.