La lutte contre l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire s’intensifie depuis quelques jours. La Brigade Spéciale de Surveillance et d’Intervention (BSSI) vient de réaliser un nouveau coup de filet dans le cadre de la lutte contre ce fléau qui détruit l’écosystème ivoirien. Dans la localité de Zaranou, la BSSI a mis la main sur cinq orpailleurs étrangers et un important dispositif servant dans le cadre de cette activité illégale.
L’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire est un fléau qui a pris de l’ampleur malgré les efforts consentis par les autorités ivoiriennes. Pour inverser cette courbe, le gouvernement ivoirien a décidé d’accentuer davantage ses efforts dans la lutte contre les orpailleurs clandestins. Ce phénomène a déjà de lourdes conséquences sur l’écosystème ivoirien et pourrait même entrainer de graves conséquences économiques dans certaines localités qui vivent en partie des activités de la pêche.
Ces derniers jours, l’on assiste à une intensification des actions dans le cadre de la lutte contre l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire, et cela dans toutes les régions du pays. Dans la localité de Zaranou, Brigade Spéciale de Surveillance et d’Intervention (BSSI) du ministère des eaux et forêts, vient d’annoncer le démantèlement d’un site d’orpaillage clandestin. Près de 200 motopompes ont été saisies au cours de cette opération, selon les informations fournies par le ministère des eaux et forêts en Côte d’Ivoire : «L’ampleur du dispositif découvert témoigne de l’importance des moyens mobilisés par les exploitants clandestins. Les agents de la BSSI ont notamment détruit sur le site d’orpaillage:
– 189 motopompes ;
– 23 concasseurs ;
– 28 laveries ;
– 70 tapis de lavage ;
– 243 raccords ;
– 59 abris de fortune.
À ces équipements s’ajoutent les matériels saisis:
– 8 motos
– 82 bouteilles de gaz B6,
– ainsi que diverses pelles et autres matériels logistiques utilisés pour les activités clandestines.».
L’intervention qui a mobilisé une cinquantaine d’agents des eaux et forêts a été marquée par l’arrestation de 5 orpailleurs, tous de nationalité étrangère. La BSSI mentionne également dans son rapport la mort d’un orpailleur qui serait décédé au cours d’une noyade, en voulant échapper aux agents des eaux et forêts, pendant l’opération de démantèlement du site clandestin.






